L’invitée Galerie – Juin/Juillet 2024

Une bronzière d’art à la technique rare.

La galerie des Ateliers Cub’Art accueille, à partir du début de mois de juin, Marie Gourault, une artiste sculptrice installée à Layrisse, au pied des montagnes, qui travaille le bronze, inspirée par la nature qui l’entoure. Elle décline cette matière brute et noble sous forme de sculptures ou de bas-reliefs.

 

« Mon univers est tout à la fois onirique et organique, inspiré par des éléments végétaux, le règne animal et minéral et flirte parfois avec la science-fiction ou le merveilleux. J’accorde une grande place à l’imaginaire en essayant de rendre hommage à la nature ».

 

Sa technique est rare. Elle ne travaille pas le bronze de façon traditionnelle mais utilise une technique récente jusqu’alors réservée à la création de bijoux.

 

« Je pars d’un bronze en poudre très fine dans laquelle j’ajoute un liant à base de bois (cellulose) puis de l’eau. J’obtiens une pâte à la texture fine, que je travaille par modelage ».

 

Quand les pièces de Marie Gourault sont prêtes, celle-ci procède alors à une double cuisson. Une première à 500 degrés permet de brûler le liant organique qui disparait complètement. Une seconde cuisson, à 900 degrés, dans du charbon, au cours de laquelle le métal prend la place laissée par le liant qui a disparu à la première cuisson.

 

« Les pièces réduisent en volume (environ 15%) et peuvent également se déformer, un peu comme de la porcelaine ».

 

Suite à ces cuissons, il ne reste donc que le métal. Le bronze se travaille alors comme un bronze “classique” (patines, etc.). Tout un bestiaire onirique, parfois minuscule et toujours à la finition exceptionnelle, vous attend donc dans notre galerie. Une ode poétique, jusqu’au moindre détail, dédiée à la dimension fantastique ou secrète de la nature dont l’univers vous transportera peut-être dans le monde de l’animation japonaise ou du merveilleux enfantin.

 

« Je cherche l’inspiration dans tout ce qui m’entoure : les graines, les insectes, le végétal dans sa globalité, les textures minérales, l’infiniment petit… J’aime me perdre dans des détails répétitifs, où le geste, répété à l’infini, permet à l’esprit de s’évader ».